PRESSE

La marseillaise 16 janvier 2018

Gisèle LAVAL

ENCORE UN BEAU MOMENT

Deux jeunes chanteurs lyriques -et un pianiste/organiste ont animé un concert des plus agréables au Temple Grignan. Comme toujours les soirées organisées par Lyric’Opéra (et Marthe Sebag, une des chevilles ouvrières de l’Association) réussissent à être à la fois chaleureuses, bon enfant et de grande qualité.
Ce samedi la soprano Léonie Renaud, le baryton Mikhael Piccone n’ont pas failli et ont partagé des airs d’opéras de Mozart à Massenet, Bizet ou Donizetti plus le Panis Angelicus  de Franck ou le Pie Jesu du Requiem  de Fauré (dans lequel la voix très pure de Léonie Renaud a fait une très belle prestation). De la jeune chanteuse on a regretté de ne pas comprendre  un mot de La Fille du Régiment mais la diction était sans reproche pour  Manon  ou La Veuve joyeuse . Quant à Mikhael Piccone ( qui a remplacé Frédéric Cornille presque au pied levé) il n’y a eu qu’à se féliciter de sa prestation, en campant notamment un très réussi Papageno. Deux belles voix, deux beaux timbres et une belle présence des deux interprètes, et un pianiste  ( Frédéric Isoletta) indispensable tiers de ces moments . En n’oubliant jamais la touche colorée et réussie des projections de photos et documents, présents sans être envahissants. Le public – qui aurait pu être beaucoup plus nombreux – a encore une fois partagé une bien belle soirée.
Marthe Sebag a aussi rappelé que Lyric’Opéra ne reçoit aucune subvention et que l’aide des sympathisants est indispensable !
Prochain rendez-vous lyrique, dimanche 15 avril à 18h.
Gisèle LAVAL
  L’Association Lyric’Opéra peut être contactée sur: contactlyricopera@gmail.com

CONCERT 6 JUIN 2009 « BEL CANTO ET MÉLODIES CHINOISES  »
…..Le marché des voix de basses profondes est certes moins encombré que celui des prima donna mais plus rares sont aussi les très grands artistes dans la catégorie. Wenwei Zhang, lui aussi couronné de nombreux lauriers, est sans doute l’un des plus étonnants que l’on puisse entendre aujourd’hui sur les scènes lyriques, comme l’a montré sa démonstration magistrale l’autre soir à « Grignan ». Attaquant avec un culot monstre par l’air de Sarastro, sans en escamoter les notes les plus graves souvent inaudibles chez nombre de ses confrères, il a ensuite caracolé dans tous les airs de son programme, de basse noble en basse bouffe, ajoutant aux vertus de sa voix splendide celles du comédien dont il a laissé plus que deviner l’étendue. Wenwei Zhang a déjà retenu l’attention des maisons d’opéra européennes ; on peut désormais parier sans crainte qu’il fera bientôt la conquête des théâtres lyriques du monde entier. On ne peut que rêver de le voir et l’entendre au plus tôt chez nous dans un rôle – n’importe lequel : il peut tout chanter et jouer ! – à la mesure de son immense talent.
Jacques Bonnadier

AIRS ET DUOS AU TEMPLE
Pour son dernier concert de la saison, Lyric’Opéra avait invité la soprano Stéphanie Portelli et le ténor Jean-Christophe Born avec, bien sûr, le piano de Frédéric Isoletta. Un trio dynamique qui a présenté un programme d’airs de Gounod et Weber en première partie. Des airs très connus dans lesquels la jeune soprano a eu tendance à pousser top haut les notes, manquant de rondeur. Une acidité bien tempérée pour terminer une première partie par un duo magnifique, celui de Marietta dans le fort peu connu opéra La vile Morte/de Korngold. Une découverte jamais enregistrée, très réussie par les trois complices ( et qu’ils ont eu la bonne idée de reprendre en bis).
Le Grand Maître des opéras Bouffe, Jacques Offenbach, fut servi à merveille avec un duo – Si c’est un rêve de La Belle Hélène – mis en espace de façon torride et fort drôle, un Brésilien très en verve et le reste à l’avenant. FRédéric Isoletta ne donnant pas sa part aux chats ( lequel  Duo des chats fit l’objet d’un autre moment fort drôle).
Un concert d’avril plaisant et qui va faire attendre jusqu’au 6 octobre pour retrouver Lyric’Opéra et ses moments lyriques à passer avec de jeunes chanteurs.
Gisèle LAVAL  La Marseillaise 17 avril 2018